Loin du renoncement
21 octobre 2009
Je n’en avais plus pour très longtemps : quelques semaines, quelques mois tout au plus, tout dépendrait de ma capacité de résistance. Les médecins avaient été formels : ils ne pouvaient plus enrayer ce processus qu’on avait décelé trop tard et qui allait m’emmener trop tôt là où chacun finit. J’avais voulu la vérité, en avoir le cœur net, car je sentais mon corps plongé dans des luttes intestines qui semblaient l’épuiser et prendre le dessus, et puis surtout il fallait que je m’organise et mette certaines choses en ordre si le temps venait à manquer.
Parler, voilà ce qui restait à faire pour ne pas s’avouer vaincu.
(Nouvelle lune, extrait)